jeudi 30 octobre 2008

Transfert de blog

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a suivre...

vendredi 17 octobre 2008

Licence libre, la base: le principe du Copyleft

« Copyleft - all rights reversed »*

Le terme copyleft est un jeu de mots par rapport à copyright et à copy left (copie laissée ou copie autorisée). On le traduit en français par gauche d'auteur.

Les licences copyleft sont des licences libres auxquelles sont adjointes une clause dite copyleft. Le principe essentiel est d'imposer, à celui qui l'accepte, de dévoiler le code source des programmes concernés et de toutes les modifications qui pourraient lui être apportées, mais aussi la libre circulation du code sous la seule restriction de conserver son caractère "ouvert" (Jullien et Zimmermann, 2002). Ainsi les licences copyleft permettent à quiconque d'utiliser, copier, étudier, modifier et distribuer l'œuvre sous la condition que l'utilisateur devra laisser l'œuvre sous les mêmes conditions d'utilisation, y compris dans les versions modifiées ou étendues.

La notion de gauche d'auteur est un terme fréquemment utilisé dans la littérature juridique car elle est à la base de la différenciation entre les licences libres. Ainsi les licences sont scindées en deux grandes familles, celles dite copyleftées, comme la GPL (General Public licence), et celles permissives, par exemple la BSD (Bekerly Software Distribution).On peut aussi ajouter le terme de licence non-copyleftée, que l'on retrouve dans certains textes, qui se rapproche de celui de permissive. Il existe aussi une distinction entre les différents degrés de copyleft ainsi il existe des logiciels avec un copyleft fort et d'autre avec un copyleft standard ou faible. Le copyleft fort, présent dans la licence GPL par exemple, interdit la combinaison du produit avec des produits propriétaires. Il s’agit d’une licence dite « contagieuse », puisque toute association d’un autre produit rend les développements tiers également Open Source. Le copyleft faible ou standard limite ces restrictions. Ainsi, il est possible d’utiliser des produits sous LGPL (Lesser General Public licence) par exemple dans des développements privés.

*Jeu de mot de Don Hopkins tournant en dérision l’habituelle mention Copyright - « all rights reserved » est extrait d’une lettre adressée à Richard Stallman en 1984.

Logiciel libre ou Open Source ?

On parle de logiciel libre, on parle d' open source mais parle-t-on véritablement de la même chose ? Pas si sûr...

Selon la définition de la Free Software Foundation (FSF) un logiciel libre répond à 4 principes :

- Liberté d’exécuter le programme, pour tous les usages;

- Liberté d’étudier le fonctionnement du programme et de l’adapter à ses besoins;

- Liberté de le diffuser;

- Liberté de modifier le programme et de publier ces modifications.

Pour la FSF, le système des logiciels libres a pour finalité la protection de la liberté en matière informatique. Elle se positionne donc davantage d'un point de vue éthique et politique (Cool et Laurent, 2005) qu’ économique. Son objectif final est d'éviter toute appropriation abusive du logiciel, elle a d'ailleurs pour cela créée sa propre licence, la General Public Licence (G.P.L) qui est la licence la plus utilisée et la plus diffusée dans le monde du libre.

Face à ce positionnement, un mouvement plus orienté « marché » a vu le jour en 1998 grâce à la volonté de Bruce Perens et Éric S. Raymond. L'Open Source Initiative (OSI), qui privilégient une approche plus économique, a proposé d'élargir le champ de l'open source. Ils ont d'ailleurs créé le terme d'open source pour éviter la confusion entre l'ouverture du code et l'éventuelle gratuité du logiciel (« Free Software »). Ainsi l’Open Source implique plus que la simple diffusion du code source, la licence d’un programme de logiciel libre doit répondre à plusieurs caractéristiques pour pouvoir être reconnue officiellement par l’OSI comme licence libre (OSI, 1999) :

- Libre redistribution;

- Disponibilité du code source;

- Autorisation d’effectuer des travaux dérivés;

- Intégrité du code source de l’auteur : l’auteur ne peut pas empêcher les modifications, mais peut en encadrer les modalités de diffusion en imposant la redistribution du code source modifié sous forme de fichiers « patch »;

- Absence de discrimination entre les personnes ou les groupes;

- Pas de limitation à l’utilisation dans certains domaines (entreprises, recherche);

- Distribution de la licence : pas de conditions ou de licences supplémentaires, ou d'accord de non divulgation;

- La licence ne doit pas être spécifique à un produit : on peut extraire le programme et le distribuer séparément;

- La licence ne doit pas contaminer d’autres logiciels : la licence ne doit pas apposer de restrictions sur d’autres logiciels distribués avec le programme qu’elle couvre.

On voit donc que la proposition de l'OSI recouvre un usage plus large car elle envisage l'utilisation des logiciels libres dans l'activité professionnelle. La FSF fût, dans un premier temps, opposée à cette ouverture vers le monde de l'entreprise car ils pensaient que cela serait préjudiciable aux respects de liberté et d'éthique des logiciels libres. L'OSI au contraire a vu cette ouverture aux entreprises comme la possibilité de diffuser largement les logiciels, de permettre un développement sur le long terme des projets. C'est à cette période, fin des années 90, que le discours du mouvement open source s'est axé sur deux publics, d'un côté les utilisateurs, les contributeurs et de l'autre les entreprises et les collectivités locales avec l'apparition d'entreprises spécialisées dans ce secteur comme Red Hat par exemple.



Du libre dans l'air... Naissance du blog

On savait que des entreprises comme IBM ou Sun Microsystem avaient déjà intégré l'open source dans leurs stratégies depuis longtemps. D'autres noms viennent ensuite HP, NEC, AMD et même...Microsoft!
Des cabinets de renom comme Gartner, Pierre Audouin Consultants nous prédisent un impact accrue des logiciels libres. Des chiffres pleuvent, un marché de 2 milliards uniquement sur le marché français d'ici 2012 (PAC, 2008), 12 milliards en Europe (Etude MERIT, 2006). 70% des solutions informatiques comprendront au moins une couche open source (Gartner, 2008).
Bien sûr, nous avons tous entendu parler du libre, de Linux particulièrement.
Des images nous reviennent alors:
- Linux: un truc imbuvable avec des lignes de commandes,
- Le libre: une armée de chevelus mal rasés qui nous parlent de l'informatique comme d'un mouvement politique. On a bien essayé, certes, mais aucun de nos informaticiens n'étaient capables de gerer les technos et ils se retrouvaient démunis devant un petit bug.
Un malaise nous saisie alors: Que se fait-il que nous n'avons rien vu venir ? Comment a-t-on pu passer de ce marasme à un marché prometteur et en plein développement ? Mais surtout, LA question existentielle: Comment me positionner par rapport à l'open source ? Où trouver les infos pour l'intégrer à notre système d'information ? Comment l'inclure à mon offre de service ? Y-at-il de l'argent à prendre ou à gagner ? Et comment ?
Bien entendu, si j'avais les réponses à toutes ces questions je ne serais pas là derrière mon clavier mais en train de sauver mes investissement sur les bourses du monde entier.
Ce blog aura pour objectif, on ne peut plus prétentieux, de mieux vous permettre d'appréhender ce marché et ses problématiques. Peu de métaphysique et beaucoup de concret. J'essaierai aussi de vous proposer des témoignages et des sources pertinentes où trouver les infos.
A bientôt, Bien cordialement,
Jonathan Le Lous